LEONARDO & MICHELANGELO

Lis-moi attentivement [et gratuitement], ô lecteur, si tu trouves plaisir à mon œuvre, car le métier que j'exerce trouve bien rarement accès auprès du monde et la persévérance nécessaire à qui veut poursuivre de telles recherches et réinventer toutes choses n'existe que chez peu de gens. Et venez, hommes, venez voir les merveilles que l'on peut découvrir grâce à de telles études.                                                                         

Leonardo Da Vinci

VISITER MILAN, FLORENCE OU LES MARCHES ET LA ROMAGNE  

AVEC LES NOTES DE LÉONARD 

AVEC LES POÈMES DE MICHEL-ANGE

LEONARDO & MILANO

​

Vingt années passées au service de Ludovic le More, des envahisseurs français, de l'art, de l'anatomie et des sciences. 

Léonard le Toscan pourrait tout aussi bien être Lombard, mais en nos esprits Florence prend le pas sur Milan. 

C'est injuste, c’est imbécile. 

L'humanité a classé la Cène de Santa Maria Delle Grazie au rang des trésors universels, aux cimaises du Louvre on admire des portraits lombards.

Sans les canaux de la plaine du Pô pas d'ingénieur en hydraulique, sans l'enseignement de Della Torre pas d'anatomiste de génie, sans une concurrence intellectuelle et sociale à la cour, pas de polémiste pointu et de mauvaise foi, sans Bramante l’architecte, pas de plan central pour Saint-Pierre-De-Rome.

Le Dôme de Milan n’a rien à envier aux plus belles cathédrales gothiques de France.

Milan devait voir naître le plus majestueux des groupes équestres, la guerre en a décidé autrement, Verrochio le maître orfèvre était une nouvelle fois dépassé par son élève.

Les fêtes dans la villa d’Amboise, Ange Politien et son Orfeo, ce sont des pages d’un humanisme dont le  Clos-Lucé bénéficiera bien plus tard.

Avant Dolce & Gabana, avant Gucci, avant Milan capitale de la mode du 21e siècle, Milan en est déjà la capitale au 15e siècle et Léonard s’en inspire.

MICHELANGELO SÉJOURS FLORENTINS

​

MICHEL-ANGE  est un pleutre, mais pas toujours, il est un génie mais aussi un sale type parfois. 

Il est Florentin mais fuit sa patrie, là ou l’argent est, là ou la renommée lui tend les bras.

Il adore Dante, nous aussi, mais se fout de la gueule de Léonard, nous pas.

Il aime les hommes, d’un amour fou comme en témoigne ses poèmes, il a aimé une femme aussi.

MICHEL-ANGE est un poète, parmi les plus grands portés en son sein par l’Italie ; et ça il est impossible de l’ignorer, c’est donc notre fil conducteur pour découvrir Firenze autrement.

AMOURS FLORENTINES

LEONARDO & MICHELANGELO

​

Les Amours Florentines sont synonymes pendant la Renaissance d’homosexualité masculine. Dans le cercle des humanistes, des artistes et des aristocrates cet amour est librement pratiqué, mais pas toujours, revendiqué et figuré. L’art de Donatello et Verrocchio nous gratifie d’un  David androgyne et homoérotique, la pointe de Léonard et Michel-Ange nous offre un Eros Socraticus, un ange androgyne en érection, un  Ganymede lascif. Nous pourrions en rester là avec un passage par Savonarole et un pape ou deux, mais les deux grandes figures de cette époque, pour le moins florissante, nous réservent des surprises… il serait dommage de ne pas en savoir plus.

ROMAGNE, MARCHES & APENNINS

LEONARDO 

​

Quelle mouche pique Léonard quand au service de César Borgia il insulte les Romagnoles ? 

Quelle mouche le pique pour entrer au service du plus sanguinaire des Princes, celui dont Machiavel va s’inspirer ?

Sa mission : arpenter, au sens premier du terme, les villes de la région, celles des Marches, des bords de l’Adriatique.

César lui confère un titre,  seul François 1er pourra en faire autant, lui assurant une gloire refusée par Le More. 

Il pourra pendant cette pérégrination laisser libre cours à son génie, laisser libre cours à son imagination, s’imprégner des paysages montagneux, des légendes et se laisser séduire, lui aussi, par la Sibylle.

LEONARDO

La

TOSCANE 

​

Ne vous y trompez pas, malgré plus d'une vingtaine d'années passées hors des frontières de sa province natale, Léonard est un "étrusque". Il a vu avant nous les trésors de Florence, ceux de Pise et du Chianti, parcouru les monts entre Vinci et San Genarro, longé les bords de l’Arne. Seulement son cerveau et ses yeux ne sont pas tout à fait comme les nôtres, et quand devant le Baptistère Saint-Jean nous regardons les portes du Paradis, lui envisage de surélever l’édifice. Les guides traditionnels évoqueront peut-être la chose, mais ne l’expliqueront pas. Pas plus qu’ils ne vous restitueront l’ambiance de ce jour du 25 mars 1436 quand pour consacrer le dôme de Brunelleschi, Guillaume Dufay fait jouer son motet Nuper Rosarum Flores (ne pas oublier votre casque… audio).

Technologue, le Vinci tente de faire voler son ornithoptère, il a inventé le mot, en utilisant pour piste d’envol les monts de Fiesole, d’où le panorama sur Florence est le plus beau du monde. Nous irons. Nous irons à Pise aussi, Piombino, Vinci, Bacchereto, là où enfant il regardait les céramistes décorer les poteries quand sa grand-mère paternelle l'attendait pour la soupe.

Parfois nous profiterons le temps d’un café au Bigallo ou d’une glace Piazza della SS Annunziata pour lui fausser compagnie, laisser la parole, le crayon, la voix ou la baguette à Vasari, (le père de l'histoire de l'art), à Machiavel et Savonarole ou Ange Politien (son Orphée mis en scène par Léonard ouvre la voie à l'Opéra), à Dufay (déjà cité, mais il existe d’autres compositeurs à votre service) etc.

Contact : mafournier[@]cegetel.net